Balade gourmande à Lyon, entre Saône et Rhône

Publié par

Découvrir Lyon demande quelques journées afin d’en apprécier les différents aspects. Un des principaux charmes de la ville réside en effet dans la multiplications de quartiers aux styles et aux attraits distincts qui se sont développés au gré des siècles. Il faut dire que la cité a vu le jour il y a plus de 2000 ans et que son histoire fut riche et prospère. Si les premières occupations des terres lyonnaises furent le fait de tribus celtes, on attribue volontiers la paternité de la ville aux Romains qui la baptisèrent Lugdunum, en hommage au Dieu Lug, dieu du soleil, de la lumière et des arts et des métiers, et l’érigèrent en capitale des Gaules. L’occupant romain cédant sa place aux Francs venus du Nord-Est, Lyon perdit son statut de capitale au profit de Paris. Toutefois, et malgré des périodes un peu plus difficile, cela ne signifia pas pour autant le déclin de la ville qui connut de riches heures, et tout particulièrement à la Renaissance, grâce à son activité économique, et notamment au commerce la Soie et à son activité bancaire. Dans le même temps la ville s’imposa comme un grand lieu de la culture européenne, avec le livre, dans les premiers temps, puis en devenant le berceau du cinéma grâce à ses inventeurs, les frères Lumières, qui firent leurs premiers pas à Lyon. Du Dieu Lug aux frères Lumière, la boucle était bouclée.

Parmi les plus beaux quartiers des la ville, il ne faut surtout pas manquer le Vieux Lyon. Composé des quartiers St Jean, St Paul et St Georges, il se niche entre la Saône et la colline de Fourvières. C’était autrefois le centre de la cité. De la Renaissance il a hérité un superbe ensemble architectural avec plus de 300 demeures parfaitement conservées qui en fait le deuxième plus grand quartier de ce genre au monde après Venise. Une des caractéristiques du quartier sont ses traboules. Ces couloirs étroits et voûtés relient entre eux les immeubles. Ils jouèrent un rôle important durant les heures sombres de l’histoire lyonnaise. La ville fut en effet l’un des hauts lieux de la Résistance française durant l’occupation allemande de la seconde guerre mondiale et ce réseau labyrinthique aida à l’organisation de réunions secrètes.

Face au Vieux Lyon, sur la rive orientale de la Saône se trouve la presqu’île. Cette presqu’île fut autrefois une île puisque le confluent Rhône – Saône se trouvait plus au nord, au pied de la Croix Rousse. Elle dut attendre les travaux de l’ingénieur Perrache pour être rattachée a reste de la ville. Elle abrite les deux places emblématiques de la ville, la place Bellecour et la place des Terraux. La plus importante, la place Bellecour n’est rien de moins que la 3e plus grande place de France. C’est le point central de la ville mais je lui préfère toutefois la place des Terreaux. C’est la nuit que cette dernière s’affiche sous ses plus beaux atours. Son architecture moderne, à base de fontaines éclairées par de la fibre optique met superbement en valeur sa magistrale fontaine centrale, créé par Bartholdi, le sculpteur de la statue de la Liberté. Originellement cette dernière fut commandée par la ville de Bordeaux qui fut cependant dans l’incapacité de la payer. Tant mieux pour Lyon qui l’a récupérée ! Non loin de la place des Terreaux, je vous conseille une adresse que j’aime beaucoup, le bar les Poupées Russes où l’on boit d’excellents cocktails (19 rue Désirée). A l’extrémité de la presqu’île a vu le jour un musée d’Histoire Naturelle et des Sociétés, le Musée des Confluences. D’architecture résolument moderne, il ne laisse pas insensible. On aime ou on déteste. Je vous laisse vous faire votre avis. Toutefois, depuis son toit on découvre de jolies vues sur Lyon. A l’autre extrémité de la presqu’île, sur les rives de la Saône, je vous conseille d’aller faire un tour sur les quais de la Pêcherie qui sont envahis par les bouquinistes les samedi et dimanche. S’il fait beau, arrêtez vous donc boire un verre en terrasse à la Brasserie de la Pêcherie qui offre de jolies vues sur la Saône et sur la cathédrale Fourvière.

Un des charmes de Lyon tient à son site exceptionnel. Au confluent de deux fleuves, à l’abri de deux collines. A l’ouest Fourvière, la « colline qui prie » avec à son sommet la basilique et à l’Est la Croix Rousse, « la colline qui travaille » avec, autrefois, ses nombreux artisans. La colline de Fourvière est accessible en téléphérique depuis le Vieux Lyon. Les plus courageux pourront cependant y accéder par une des montées qui empruntent des rues pittoresques. Une fois arrivée au sommet de la colline, on apprécie le superbe point de vue sur la ville qui s’offre depuis l’esplanade de la basilique de Fourvière. Cette dernière n’offre guère d’intérêt artistique mais propose un observatoire ( 260 marches ) depuis les hauteurs duquel on bénéficie d’une vue circulaire sur Lyon et sur les Alpes.

De l’autre côté des eaux, la colline de la Croix Rousse abritait autrefois les artisans de la soie, les canuts. Avec l’invention du métier à tisser Jacquard, ces derniers devaient en effet travailler dans des immeubles avec au minimum 4 mètres de plafond. Ils quittèrent donc les quartiers inadaptés du Vieux Lyon pour construire des immeubles prévus pour leur travail sur la colline de la Croix Rousse. Ce quartier est donc fortement lié à l’activité tisserande de Lyon et aux nombreux mouvements sociaux qui prirent naissance parmi les canuts. Parcourues de traboules et parsemées de maison canuts, ce sont en priorité les pentes qui conduisent au plateau de la Croix Rousse qui méritent d’être visitées et notamment la très jolie place Colbert.

Lors de votre visite de Lyon, je vous conseille deux étapes gourmandes :
– le Bistrot de Lyon, un véritable bistrot des années 1900 avec son décor d’époque situé rue Mercière. Au menu vous trouverez les grands classiques de la cuisine lyonnaise.
– La brasserie Georges (près de la gare Perrache). C’est un rendez-vous incontournable de la gastronomie lyonnaise dans un décor somptueux de grande brasserie du 19e siècle.

Lyon se trouve à 45 minutes / une heure du camping le Coin Tranquille. N’hésitez pas à venir me voir à la réception pour que je vous donne de bons conseils pour circuler dans la ville ou vous garer.

NOUVEAU A LYON : LE MURMURE DES STATUES

Cette année, à Lyon, en téléchargeant une application sur votre smartphone sur le site collectifspaceopera.wordpress.com, 39 statues prennent la voix de personnalités lyonnaise pour vous raconter l’histoire de la ville.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *